••• Début années 90: j'éprouve d'énormes difficultés à m'impliquer dans quoi que ce soit. Il me faut près d'un an pour récupérer de l'épuisement du Bicentenaire. En outre, la naissance de notrre second enfant Cédric-Olivier nous incite Geneviève et moi à nous rétablir en France. Pour finir, les 'malentendus' suscités par mes deux premiers albums instrumentaux font, du choix de leur suite, une délicate entreprise Plus.

••• Conçu dans le but de dissiper la confusion déjà engendrée par "Echoes","Words Of A Mountain" finit presque par la répandre un peu plus chez certains Plus. J'hésite alors à poursuivre l'agenda "Echoes" par un album orienté 'danse africaine' ou 'R&B' tel que prévu. J'hésite à y mettre des voix. Voire à mettre 'mes' voix, ou à laisser des invités patentés défendre mes mélodies. Ou tout simplement à refaire un autre "Echoes", maintenant qu'il est perçu comme un genre à part entière (contrairement à ce que l'on m'a constamment répété à son lancement), ou un autre "Words Of A Mountain" pour dissiper un peu plus les incompréhensions Plus. Ou tout simplement à ne rien faire, et me contenter de productions diverses.

••• Geneviève et moi avons la chance de trouver une propriété en Normandie, à moins d'une heure de notre domicile de Puteaux. J'y installe le nouveau Studio 'W' Plus et y travaille musiques de films et pré/post-productions de légendes africaines, telles que Salif Keita, Wasis Diop, Youssou N'Dour, Papa Wemba, aussi bien que d'autres géants des 'musiques mondiales' tels que Carlinhos Brown et Trilok Gurtu.

••• Chemin faisant, je n'arrête pas d'écrire pour moi, sans objectif particulier, désireux de sortir quelque chose un jour, mais décidé à ne le faire que sous contrainte 'musicale', tout comme lors de mes deux premiers instrumentaux. Je reste convaincu qu'aucune pression (autre que 'qualitative' sur les critères déjà établis par ces derniers), aucun 'diktat' commercial ne doit m'obliger à livrer, quelque soit le temps écoulé depuis. Je dois à Chris Blackwell, qui comprend parfaitement ma quête, de pouvoir survivre à cette interminable période de recherche. Si je reçois un jour un trophée, je n'aurai aucun mal à choisir le destinataire de mes premiers remerciements ...

••• Parce qu'aujourd'hui, je suis fier d'être resté fidèle à cet engagement, à en juger par la manière dont ces deux albums sont maintenant reconnus, sans jamais avoir rencontré une audience massive, dans les pays du Nord du moins. J'ai toute confiance dans le prochain concept. Je dois cette force à la patience et au soutient moral des fans du monde entier. Je m'y collerai, quelque soit le temps et la difficulté: c'est dans cette sérénité que je reprends l'agenda "Echoes" que je n'aurai jamais dû hésité à poursuivre.

••• Par ailleurs, je me suis employé à aider Ernest Adjovi dans l'élaboration du règlement du Jury pour les 'Kora', trophées de musique négro-africaines Plus. Et depuis 1998, j'élargis mes horizons en apprenant le cinéma; et en suivant même, depuis 2002, des cours d'art dramatique. L'occasion d'autres voyages intérieurs qui, c'est mon sentiment, ne peuvent faire de mal à personne.

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Sun, Jan 3, 2010

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